Conversations avec les hommes du ministère

18 mai 2018, Paris — Je mets aujourd’hui ce roman à la disposition des intéressés, par mes propres moyens et les outils de la plateforme Lulu, après que sa publication a été interrompue à la dernière minute en mars dernier par une grande maison parisienne, dans les conditions que vous savez.

Lecture sauvage, lyrique et chagriné, disais-je… C’est un drôle d’objet littéraire, écrit pendant notre année au Maroc et terminé dans les premières semaines de notre retour en France, dans la dèche et la rêverie.

Avant la parution en janvier prochain de mes chers Shiftas, dont j’attends la naissance avec l’impatience d’un jeune papa, il m’a paru utile de proposer à la lecture ce troisième livre, dans l’ordre chronologique de mon travail.

Ces Conversations avec les hommes du ministère sont en effet la troisième borne d’un parcours commencé avec le récit Les Erythréens (Rivages, 2012), puis le roman Athènes ne donne rien (Equateurs, 2014). Un chemin d’explorateur, ou parfois de spéléologue, sur les traces de l’héroïsme par temps de petitesse, à la recherche d’abord d’une bonne façon de se mêler des affaires des autres (Les Erythréens), de continuer à vivre une fois dépouillé de tout (Athènes ne donne rien) et, ici, dans ce roman que je crois drôle, pittoresque et cruel, mais qui est étrangement maudit, de vivre dignement parmi les baudruches qui nous commandent. Et qui se continuera donc avec Shiftas, un thriller noir et burlesque sur les routes de Somalie.

L’objet lui-même, vous le verrez peut-être, fait correctement son office. Ce n’est certes pas du Guy Lévis Mano, le papier n’est pas terrible, mais le format est agréable et la reliure solide. J’ai préféré une mise en page et une couverture sans apprêt, claires et sobres, noir et blanc avec une touche de rouge. Le prix est à 56 centimes près celui de la fabrication, commission de Lulu comprise.

Lecture de plage ? Ouvrage pour dames ? Les sombres bouffonneries africaines de mes personnages, dans leur décor bien trop réel, pourront utilement rappeler que l’exercice du pouvoir est souvent tristement banal, que les vrais héros sont toujours les humiliés et que l’exil est un puissant révélateur de la vraie patrie.

On peut l’acheter ici : http://www.lulu.com/shop/léonard-vincent/conversations-avec-les-hommes-du-ministère/paperback/product-23649341.htmA

3

Publicités