Stazione Termini

Soir du 7 mars 2009, Rome. « Dans quelle histoire de fous t’es-tu encore fourré ? », je ne cesse de me demander, après cette journée dans le bidonville de Ponte Mammolo et le squatt érythréen de Collatina, puis cette soirée dans un restaurant africain du quartier de la gare Termini, assistant à une suite soudaine d’invectives et de silences pesants échangés entre Dania, Tsega et Musie, journée à la fois incroyable, pénible et onirique, comme si je m’étais réveillé, en fin de soirée, d’un long sommeil de cauchemars divers, prenant toutes les formes imaginables, multicolores, allant d’une terrifiante misère, et alors même que ce mot revêt trop de poésie pour exprimer ce que j’ai vu, à une fascination sublime, un sommeil hoquetant, m’envoyant dans le ciel soudain, par surprise et sans que je l’aie désiré, me faisant passer par toutes les saveurs écoeurantes et amères de l’ennui, de la peur, de la solitude et de la consternation. Je cesse d’écrire ici, faute de savoir où je me rends. Tout cela doit attendre, rien ne tient debout encore. Ni mes choix, ni ma situation, ni ma vie.

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